Réflexions de milieu de semaine n° 29 – 26/06/2024
Zones dédiées aux centres culturels, aux espaces de loisirs, aux salles de congrès et aux rassemblements de masse
Par Malini Shankar
L'aménagement du territoire est crucial pour la gouvernance des « villes intelligentes » (Smart Cities) et pour toute administration municipale. Le sol doit être affecté à divers usages : logements, activités économiques, infrastructures de transport, services de santé, agriculture, soins vétérinaires, préparation aux catastrophes, administration publique, espaces verts (parcs, faune urbaine, « poumons verts », etc.), centres de recherche scientifique, zones industrielles, axes de circulation, autoroutes, infrastructures d'approvisionnement en eau, etc.
Ces zones à vocation principale ne doivent pas être mêlées à des installations telles que des kiosques à musique, des clubs, des centres culturels, des théâtres, des auditoriums, des restaurants, des salles de jeux couverts ou des lieux de divertissement en tout genre. Les espaces destinés à ces activités humaines doivent être spécifiquement réservés au sein des zones de loisirs. De telles structures ne doivent en aucun cas être implantées dans les parcs.
Les parcs sont conçus comme des poumons verts transformant les émissions de CO2 en oxygène pur. Ces espaces verts sont également destinés aux autres créatures, grandes et petites, qui peuplent la planète : oiseaux, faune urbaine, plans d'eau, oiseaux aquatiques, plantes aquatiques... Imaginez que leur habitat paisible soit perturbé par l'éclairage urbain, la musique ou le piétinement irrespectueux : cela peut engendrer des conflits entre l'homme et la faune sauvage. Imaginez une personne assistant à un concert dans un kiosque à musique au sein d'un parc, alors qu'un serpent a pondu ses œufs quelque part dans ce même parc. Si l'animal est dérangé par les pas et mord un passant...
Ou si les vibrations de multiples percussions font tomber d'un arbre un nid rempli d'œufs...
En somme, un parc ne devrait accueillir ni kiosque à musique, ni orchestre, ni concert. Si cela s'avère inévitable, alors prévoyons et construisons un centre de soins de santé primaires capable de fournir un antivenin contre les morsures de serpent en guise de premiers secours.
C'est pourquoi il est essentiel de mettre en œuvre une planification de l'occupation des sols sans faille. La responsabilité de cette vision d'ensemble et de la gestion de l'aménagement du territoire incombe à l'administration et aux législateurs. La planification des grands axes routiers et du quartier d'affaires central (CBD) doit être prioritaire afin de permettre une répartition équitable des terres en fonction de la population. Tout repose sur la planification. De même, les stades ou les auditoriums ne peuvent être implantés à proximité immédiate d'hôpitaux spécialisés dans les soins critiques, comme ceux dédiés aux neurosciences...
La planification de l'allocation des ressources, de la gestion des ressources naturelles et du maintien d'une couverture végétale de 33 % relève des impératifs de durabilité. Cette approche favorise indéniablement des activités économiques planifiées, permettant notamment de répondre aux besoins quotidiens de l'ensemble de la population, conformément à la vision de Gandhi.
L'aménagement du centre-ville (CBD) doit nécessairement intégrer une planification rigoureuse de l'occupation des sols : les sièges du pouvoir politique, les institutions judiciaires et exécutives, les centres de soins de pointe (pour humains et animaux/bétail), les établissements d'enseignement, les infrastructures routières et de transport, les chaînes d'approvisionnement, les pôles commerciaux, ainsi que les corridors ou zones industrielles, doivent tous être situés dans des secteurs dédiés distincts, à égale distance des rocades et du centre-ville.
La conception des axes routiers principaux et secondaires doit prévoir des voies réservées aux ambulances, aux transports en commun (y compris les modes multiples), aux taxis et aux solutions de mobilité du « dernier kilomètre », en particulier vers les zones résidentielles. La planification des infrastructures doit également garantir l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap, les personnes fragiles et les infirmes.
La planification est cruciale à l'ère de la durabilité. Il convient de déployer des technologies de pointe et l'intelligence artificielle pour endiguer la corruption. La corruption ne doit pas être perpétuée ; c'est la planification qui assure la stabilité de la société : il faut donc éliminer la corruption, et non la planification.
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